L’Alsace est située sur une faille géologique. La plaine d’Alsace s’enfonce de quelques millimètres par siècle entre les Vosges et la Forêt Noire. La géothermie est une source d’énergie intéressante dans la région. Notre premier réflexe pour remplacer la chaudière au fioul d’un autre âge a été d’opter pour la pompe à chaleur.Après un long entretien, passionnant, avec un conseiller de l’association Alter Alsace Energies, nos allons probablement abandonner cette piste pour choisir une chaudière à bois.
Les raisons sont les suivantes :
Les inconvénients de la pompe à chaleur (en forage profond) :
- bilan écologique incertain : la pompe à chaleur consomme de l’électricité, d’origine nucléaire ou fossile. L’impact environnemental de l’entretien (déplacement, énergie, utilisation de liquides polluants) n’est pas clair
- nécessité de modifier les circuits d’eau pour le chauffage (chauffage par le sol)
- coût d’investissement élevé
- risques (d’après certains témoignages) de pollution sonore pour le voisinage
Les avantages du chauffage au bois (chaudière automatique alimentée par granulés) :
- bilan écologique excellent : énergie entièrement renouvelable. Bilan carbone nul. Valorisation de déchets de scieries. Production propre. Transports réduits (les granulés sont produits dans la région, à partir de déchets de bois de la région).
- source d’énergie disponible : la forêt européenne progresse chaque année
- excellent rendement
- investissement réduit
Le coût de l’énergie de la pompe à chaleur (électricité) est plus faible que celui de la chaudière à bois (granulés). Mais celui de la chaudière à bois est tout de même deux fois inférieur au fioul. Le prix des deux sources d’énergie ne devrait pas varier significativement dans les années à venir. En tout cas, il est hasardeux de se lancer dans des prévisions.
La pompe à chaleur permet de climatiser en été. C’est le seul avantage. La solution consiste, non pas à installer des climatiseurs, mais à multiplier des bonnes pratiques : bonne isolation, fermer les volets et aérer pendant la journée. J’ai même pensé utiliser la cave en terre battue comme un puits canadien.
2 commentaires:
Renseignez-vous quand même précisément et auprès de plusieurs sources sur le stockage des granulés (volume/consommation, taille du silo) et l'approvisionnement (fréquence, aménagement de l'accès pour les camions). C'est aussi contraignant que le fuel et un silo de 3m de haut dans le jardin n'est pas très facile à intégrer dans le décor.
Oui, il y a plusieurs points de vigilance pour une chaudière bois :
1. le volume de stockage. Nous avons la chance d'avoir une cave qui permettrait de stocker 20 m3 de granulés, sans problème, soit plus d'un an de consommation.
2. le dimensionnement de la cuve. Inutile de faire une cuve de 20m3 si le camion livreur n'a qu'une capacité de 6m3. Franck Soccio m'a donc recommandé de voir quelles sont les capacités des camions des prestataires locaux pour dimensionner la cuve.
3. le bruit : il semble que la vis s'alimentation de la cuve à la chaudière soit bruyante. Prévoir une bonne insonorisation et un bon dimensionnement de la chaudière. Idéalement : aller voir des références, parce que j'entends tout et son contraire.
4. la disponibilité des granulés : on ne sait pas comment va évoluer le marché. Ma vision est la suivante : je parie sur des ruptures technologiques dans l'énergie solaire dans les 15 ans (d'après les articles que je lis dans certaines revues techniques). Le bois est une solution de transition, et pourrait devenir non compétitive par rapport au solaire, et peut-être les pompes à chaleur dont la technologie s'améliorera sans doute. Donc je m'attends à renouveler mon équipement dans cette période. D'ici là, je pense que le bois restera une source de chauffage accessible et renouvelable. Bref, le bois est pour moi la bonne stratégie : c'est le bilan CO2 est un des meilleurs, le coût global d'utilisation est compétitif, donc cela permet d'attendre qu'une autre techno soit mûre et évite de se précipiter trop vite sur un équipement innovant qui sera coûteux et peu éprouvé dans les années à venir.
5. les émanations de particules : je me renseignerai sur les filtres, mais ce n'est peut-être pas nécessaire. Comme toute pollution, le problème est la concentration. Or nous habitons un village de moins de 300 habitants. La pollution sera diffuse. Par ailleurs, les filtres sont également polluants. Seul vrai remède : la réduction de la consommation. Donc, travailler sur l'isolation, la circulation de l'air... et les comportements.
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